Le Grand Débat

En tant qu’étudiant du français intéressé aux politiques internationaux et des affaires contemporaines, je suive attentivement tout développement dans l’Élection présidentielle de 2017. Hier soir, j’ai regardé Le Grand Débat en direct sur le channel YouTube de LCI.

Tout d’abord, il me faut rajouter encore une fois mon admiration pour le niveau du discours politique beaucoup plus élevé en France qu’au Royaume-Uni. Également, il vaut remarquer la disparité révélatrice en ce qui concerne l’engagement à la politique des deux peuples. Le Grand Débat a attiré 9,8 million de téléspectateurs, tandis qu’il n’y avait qu’entre 1 million et 4 million de téléspectateurs britanniques des débats concernant le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.


En regardant le débat présidentiel de lundi à l’étranger, on ne peut qu’être frappé par la pensée qu’il s’agit d’une élection qui peut être encore plus importante pour le monde extérieur que pour les Français.

Il est également très important pour les Français, bien sûr. En ce qui concerne les choix politiques, la France est confrontée à des défis aussi importants que ceux de n’importe quel autre pays européen de premier plan, mais en termes de système politique, les enjeux sont plus élevés que quasiment partout sur le continent.

Les deux principaux candidats aux élections, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, se tiennent à l’écart du système traditionnel des partis. En plus, les avant-coureurs des partis républicains et socialistes ont été renversé par les candidats insurgés qui ont mieux retenu l’ambiance de leurs audiences. Si François Fillon, candidat de centre-droit, et Benoît Hamon, du Parti socialiste, ne parviennent pas au ruissellement, il s’agit d’un bouleversement fondamental du système de partis.

Mais, de l’extérieur, le plus grand intérêt est de savoir si la France marquera une troisième victoire dans la rébellion contre l’ordre mondial après le référendum Brexit et l’élection Trump. Un run-off de Macron-Le Pen signifierait une confrontation de midi entre le mondialisme et le populisme.

Les sondages d’opinion indiquent que Marine Le Pen est attachée pour la première place avec Emmanuel Macron, avec des partis établis à la traîne. Chacun des deux coureurs de tête a un soutien de 26%. Dans le second tour, si les élections se tiennent, Macron devrait triompher.

Mais alors que la plupart des soutiens de Marine Le Pen font état d’une foi inébranlable en elle, le soutien de Macron est moins robuste. Beaucoup de ceux qui préfèrent l’ancien ministre de l’économie ne sont pas entièrement sûrs de leur choix. S’il devait trébucher dans un débat, ou mettre en place un programme trop explicitement de droite ou de gauche, il pourrait effrayer certains de ses partisans actuels.

Donc, lorsque les cinq principaux candidats se sont réunis pour un débat marathon, les enjeux étaient les plus élevés pour Macron. Il a une expérience limitée dans de tels affrontements, n’ayant pas pris part à une partie primaire. Il n’a jamais été élu à un poste. Il est souvent vague au sujet de son programme (avéré ni gauche ni droite). Et chacun des autres candidats avait toutes les raisons de l’affronter comme un avant-coureur.

Calme – voire ennuyeuse – au début, la confrontation a pris un tour plus dynamique à mesure que la nuit avançait, sous les yeux d’un public autorisé à rire aux bons mots, ce qui a parfois donné à ce long débat des faux airs d’émission de divertissement. Près de 3h30 de discussions et de propositions en rafales, entrecoupées de passes d’armes, d’interpellations et de quelques traits d’humour.

Y-avait-il un gagnant ressortissante du débat ? Peut-on penser que ce gagnant aura attiré vers lui les électeurs indécis? J’examine les performances des cinq candidats de l’extrême-gauche à l’extrême-droite.


Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) :

Un vrai talent de débatteur, notamment face à Marine Le Pen et à Emmanuel Macron, il ne fait pas dans la demi-mesure – c’est tout ou rien. Et lorsqu’il est en forme et naturel – comme lors d’une grande partie de la soirée – le candidat de la France Insoumise se transforme en adversaire redoutable bien souvent au centre du débat. À l’aise, il a coupé Marine Le Pen, François Fillon et appuyé ses idées avec force, sans bégayer. Toujours prêt à se lancer dans des tirades enflammées, si Mélenchon cherchait à gommer son image de politique agressif, il n’a pas perdu sa soirée.

Ses militants et alliés comptaient beaucoup sur ce débat comme étage de laquelle l’eurodéputé saurait s’adresser à ses électeurs en dénonçant les incohérences d’un système libéral dont ils seraient les victimes. Ils ne doivent pas être déçus. Il n’a rien perdu de ses qualités oratoires, alternant saillies humoristiques, envolées lyriques et séquences professorales. Alternativement détendu, concentré, et parfois grave, il a plusieurs fois provoqué des éclats de rire sans rien sacrifier sur le fond.

Si Emmanuel Macron a été jugé le plus convaincant par 29% des téléspectateurs dans un sondage Elabe pour BFMTV réalisé pendant l’émission, Jean-Luc Mélenchon se classe deuxième (20%), juste devant François Fillon et Marine Le Pen (19%) mais loin devant son rival socialiste surclassé Benoît Hamon (11%).


Benoît Hamon (Parti Socialiste) : 

Quand Benoît Hamon a déroulé ses propositions, déjà présentées dans la primaire, il était à l’aise. Son propos était propre. Sans fautes. Offensif, le candidat du PS n’a pas ménagé ses coups en tentant de faire la différence. Dès les premières minutes, Hamon se met à décocher des flèches vénéneuses. Sa cible préférée : Emmanuel Macron, l’homme qui menace de faire imploser sa famille socialiste.

Lorsque François Fillon l’attaque sur son revenu universel et les «32 heures», Hamon renvoie l’ex-Premier ministre à ses propositions de suppressions de 500 000 fonctionnaires et à ses affaires. «Vous êtes très forts en soustractions, moins en additions, sauf quand il s’agit de votre propre argent». La phrase, visiblement préparée, a été un peu cachée par un Fillon continuant son propos. Mais, ciselée, elle restera.

En revanche, le candidat socialiste a eu du mal à surprendre, à tourner, en une formule, une séquence du débat à son avantage. Dans cet exercice, Jean-Luc Mélenchon s’est montré plus entreprenant. Sa phrase adressé à Fillon sur son «propre argent» et son piège tendu – et qui a fonctionné – à Emmanuel Macron sur la transparence du financement politique, tout cela était préparé. Malgré une image propre et un style de débat agressif qui joue bien avec les caméras, Hamon a parfois manqué de spontanéité.


Emmanuel Macron (En Marche !) :

Au début de son baptême dans cette discipline, Macron apparaît en retrait. Un peu raide et didactique, il déroule ses propositions, sans interpeller ses adversaires. La flèche que lui décoche Marine Le Pen sur le burkini puis les comptes que Benoît Hamon lui demande sur ses donateurs le piquent au vif. La première heure du débat : sur l’école, la sécurité ou l’immigration, Macron décline alors son programme en premier de la classe. Propre mais sans relief. Il avait occasionnellement des sorts de gaufrage (par exemple lorsqu’il était pressé sur la façon dont il traiterait les relations avec Donald Trump, et encore une fois en résumant). Pour le téléspectateur, le plus jeune des candidats est transparent au regard d’une Marine Le Pen en pleine forme et d’un Jean-Luc Mélenchon tribunitien.

Ses deux manières principales de se distinguer – son étreinte de l’Europe et sa candidature de non-partie – ont chuté à la fois. TF1, le canal qui a modéré le débat, a malheureusement relégué la question de l’Europe à la fin pressée d’une session de trois heures. Et, contrairement à Le Pen, qui présente l’image de l’outsider anti-élitiste à la perfection, Macron ne pouvait pas faire fonctionner son indépendance pour lui. C’était, en partie, parce qu’il est entièrement de l’établissement, même si sa carrière politique a été courte, mais surtout c’est parce que son inexpérience a montré. En plus, il a laissé les autres voler son tonnerre: Le Pen se présente comme le défenseur des entrepreneurs, et François Fillon a pris le manteau de l’adulte responsable en attaquant la proposition de la présidente du Front National de quitter l’euro.

Le candidat En Marche! a passé une partie non négligeable de son temps de parole à identifier des points de convergence avec ses adversaires, notamment avec François Fillon. «On est d’accord», «je souscris à cela», «ce qui vient d’être dit est juste»,«je partage cette priorité». Désireux d’incarner le dépassement des clivages, Macron a incarné l’alternance au “tic tac” des majorités de droite comme de gauche en ainsi distribuant des bons points à chacun des autres candidats, de Marine Le Pen, sur l’autisme à Jean-Luc Mélenchon sur la sécurité. Sans cesse renvoyé à son statut d’ancien ministre de François Hollande, Macron a habilement droitisé son discours en donnant raison à François Fillon à au moins cinq reprises sur les questions économiques ainsi que sur l’apprentissage, les institutions, ou encore le Brexit ! S’il voulait s’adresser aux électeurs de droite déçus par leur candidat, fragilisé par les affaires, il n’aurait pas fait autre chose.

Macron ne s’est pas trompé dans son premier grand test télévisé; au lieu de cela il a gagné en assurance au fil du débat – assez pour nier François Fillon la chance de trop rétablir sa crédibilité, et au point de rechercher la confrontation avec ses rivaux et tout particulièrement avec Marine Le Pen. Il a évité le faux pas des débutants que ses adversaires attendaient et peu à peu réussi à prendre de la hauteur. On connaissait Macron en champion de la “bienveillance”, et s’il a passé un long moment à chercher des points d’accord avec ses adversaires, y compris Marine Le Pen, c’est qu’il n’a guère su se montrer pugnace lorsqu’il se faisait harceler par ses compétiteurs. Essoré et défensif, il se laissa facilement pousser et provoquer. Ainsi, quand Macron prétend vouloir «une politique française forte et responsable», Le Pen avait raison de prendre les téléspectateurs témoin de la vacuité de ses vagues platitudes:  «Mais ça ne veut rien dire, forte et responsable! Vous arrivez à parler sept minutes et je suis incapable de résumer votre pensée», a raillé la candidate du FN.


François Fillon (Les Républicains) :

Entré fragilisé par les affaires, François Fillon a retrouvé son costume de candidat à la primaire, sobre, parfois distant, mais sûr de son projet, qu’il a qualifié de «plus cohérent et de plus stable». Spectateur des échanges entre Le Pen et Mélenchon d’une part Macron et Hamon d’autre part, Fillon a souvent été, dans la première partie de l’émission, signalé «en retard» dans son temps de parole. Certaines de ses propositions ont été au centre des discussions, comme l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans ou les quotas migratoires. Une manière de marquer Marine Le Pen sur le discours de fermeté. La question des retraites puis celles du temps de travail ont ensuite remis François Fillon au centre du débat, où, face aux assauts furieux de Jean-Luc Mélenchon, il a parfois pris des allures d’élève penaud.

Eclipsé pendant la première moitié du débat, c’est sur ce deuxième sujet, celui de l’économie, que l’ancien Premier ministre espérait donc faire la démonstration de son expérience et de la solidité de ses propositions. Accumulant du retard dans son temps de parole, l’ancien premier ministre s’est rattrapé sur l’économie et sa promesse de rupture libérale, distribuant alors les bons et les mauvais points à ses compétiteurs. Promettant la “ruine” à Marine Le Pen et raillant les “rêves” non financés de ses rivaux, sur les questions économiques, Fillon a parlé avec sensibilité, soulignant la nécessité urgente de créer les conditions pour stimuler l’investissement privé. Quant aux affaires étrangères, en revanche, il était un apologiste embarrassant pour Vladimir Poutine, dont l’invasion de la Crimée, il bizarrement assimilé à l’intervention occidentale au Kosovo.

Fillon s’est même offert plusieurs marques de soutien d’Emmanuel Macron qu’il a renvoyé plusieurs fois à son bilan. Mais dans sa confrontation avec Macron, le candidat LR n’aura pas réussi à faire, comme il l’espérait, la démonstration de sa supériorité. S’il a renvoyé son rival à son statut d’ancien «conseiller» de François Hollande qui n’avait «aucune légitimité» pour «gouverner le pays», il s’est attiré, en retour de nombreuses allusions à sa très grande ancienneté politique. Modérée mais constante, sa performance a atteint la bonne combinaison de compétence et une veine gaulliste d’esprit de clocher pour maximiser l’appel à la fois aux électeurs conventionnels de centre droit et ceux attirés par le nationalisme de Marine Le Pen. Ayant plutôt été à la tête du peloton, il se peut qu’il ait étouffé le saignement souffert par sa campagne à cause d’allégations de corruption sur le paiement des salaires officiels aux membres de sa famille. Cependant, les chiffres de son sondage ont flotté au-dessous d’un niveau précédent de 20%, ce qui suggère que – à court d’une grosse erreur de Macron – il peut faire peu pour restaurer sa fortune.

Alors que depuis fin janvier, et les premières révélations du Canard enchaîné sur l’emploi présumé fictif de Penelope Fillon, la campagne présidentielle est rythmée par les affaires, celles-ci ont été absentes du débat télévisé. François Fillon s’attendait pourtant à être au centre des attaques de ses adversaires sur ce sujet délicat. Mise à part de rapides allusions de Mélenchon et d’Hamon, Fillon a pu traverser cette soirée sans avoir à se défendre des accusations qui lui ont valu d’être mis en examen pour détournement de fonds publics, recel et complicité d’abus de biens sociaux. Un grand soulagement pour les fillonistes qui craignaient que les scandales ne rendent inaudible leur candidat. En fait, le candidat Les Républicains s’est même permis de venir lui-même sur ce terrain en proposant de mettre en place une « commission qui planche sur les conflits d’intérêts et les règles de la transparence » en cas d’élection à l’Elysée. Aucun autre candidat ne l’a alors interpellé.


Marine Le Pen (Front National) :

Un débat pour se construire une image de présidentiable. C’était l’enjeu pour Marine Le Pen. En tête de la quasi-totalité des sondages mais donnée perdante dans tous les cas de figure au second tour, Le Pen était venue chercher un surcroît de crédibilité présidentielle. Personne ou presque n’a cherché à la lui refuser. Pas de dérapage, pas d’outrance, même lorsque les autres candidats l’attaquent. Marine Le Pen garde son calme, répond certes pied à pied, mais préfère garder le cap et décliner son programme.

Le Pen s’est montrée suffisamment forte pour rassurer ses supporteurs. Si ses sympathisants votent Le Pen d’abord pour son discours en matière de sécurité et d’immigration, la candidate aura coché toutes les cases pendant ce débat. En tant que conférencier, au moins sur les sujets où elle se sent à l’aise, elle a pu dérouler, parfois sans aucune contradiction de ses compétiteurs, son projet contre l’immigration, contre «l’islam politique» et contre la mondialisation. Elle a salué la «grande» décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne et ses appels à protéger l’économie nationale contre la «mondialisation sauvage» ont fait écho à Donald Trump. Pourtant, même elle a dit qu’elle «respecterait» les électeurs et leur laisserait décider, lors d’un référendum, quelles seraient les relations de la France avec l’UE, en supprimant son euroscepticisme pour rassurer les électeurs prudents qu’une présidence de Le Pen ne signifierait pas la sortie de l’Union jour un.

Enfin, ceux qui rejetaient déjà la frontiste continueront à le faire. Ceux qu’elle séduit, de plus en plus nombreux, ne demandaient rien d’autre. Elle voulait s’affirmer comme la candidate de l’indépendance de la France face à l’Europe et au libre-échangisme. Personne ne lui a contesté le rôle. Marine Le Pen elle-même n’aura pas surpris le public, avec ses qualités objectives — constance et combativité — et ses défauts manifestes : jamais loin d’une certaine suffisance, la frontiste ne sera pas toujours apparue aussi stoïque et présidentielle qu’elle le souhaiterait.


Les cinq principaux candidats ont débattu pendant plus de trois heures. Rien ne s’est passé pour déterminer la course, cependant. Les débats restants, mettant en vedette onze candidats qualifiés et offrant ainsi moins d’exposition chacun, sont encore moins susceptibles de le faire.

Le débat a peut-être été très intéressant en prévision de l’apparition de plus en plus probable du second tour entre Emmanuel Macron, pro-UE, pro-commerce et socialement libéral, et Marine Le Pen, une personnalité isolationniste et anti-immigrante. Au final, pas de grand vainqueur ni de vaincus. Mais une campagne électorale enfin lancée.

Mitterrand’s Election

Explain how Mitterrand and the Parti socialiste achieved presidential and governmental power in 1981.

After the presidential election of May 1981, François Mitterrand of the Parti socialiste (PS) became the first socialist President of the Fifth Republic, and in June, at the legislative elections, the party was then handed an absolute majority in the Assemblée Nationale. The factors contributing to this once highly unlikely success are manifold. This essay will firstly consider the extent to which these victories can be attributed to the demise of the Parti communiste français (PCF), and to the emergence of the Parti socialiste as a radical left alternative. It will also evaluate the failings of the incumbent President Valéry Giscard d’Estaing, before finally analysing the impact of the breakdown in relations between Giscard and his once Prime Minister, then electoral rival, Jacques Chirac on the outcome of 1981.

Before considering the decline of the PCF at the hands of the PS, it is necessary to consider Mitterrand’s admission of his then new party’s principal objective, namely to ‘rebuild a large socialist party on the terrain occupied by the Communist Party itself, in order to show that out of five million communist electors, three million can vote Socialist.’ As such, the Parti socialiste entered an alliance with the Parti communiste français known as the Programme commun de gouvernement in 1972. Although the proposals of the Programme commun represented much of what the PCF had stood for previously in terms of radical policy, the PCF, in an increasingly post-industrial French economy with a burgeoning middle class and a workforce shifting towards white-collar, professional jobs, the revolutionary rhetoric and Stalinist approach of the PCF had begun to appear outdated. Moreover, its involvement in the disastrous handling of the colonial wars in Indochina and Algeria, as well as its continued affiliation with Moscow after the brutal repression of the Hungarian uprising, had rendered it more divisive, and had hampered its appeal among left-wing progressives. In its place, as a new party not yet delegitimised by any involvement in the preceding decades of ineffective governance by the traditional political parties, and as representative of a new approach of compromising reform, the PS soon began to reap most of the benefits of this radical left alliance. The growth in its electoral support, from 20.8 percent in the legislative elections of 1973 to 25 percent in those of 1978, hinted at the potential outcome of the elections to come three years later, namely, that the PS had emerged as the credible radical left alternative.

On the level of the candidate, Mitterrand encapsulated this distinction between the PS and PCF, the old and the new, the revolutionary and the reformer. On the one hand, he was an experienced politician who, by this time, had a formidable stature and assuredness. Yet, he was also a charismatic and composed orator. What he represented, ‘une force tranquille’, a slogan of his campaign, represented an accepted – even welcome – more moderate approach, at least in part because his calmness contrasted starkly with what Tony Judt describes as the ‘unlikely and unlikeable jowls of the egregious Georges Marchais’, and his typically impassioned speech delivery. The PCF, still strictly Stalinist and therefore increasingly divisive, particularly in the more moderate realms of politics, was naturally perceived as dangerous to the capitalist status quo. In fact, Judt argues that, ‘the weaker the PCF was perceived to have become, the less likely it was to dominate a hypothetical left-wing government, the more acceptable a Socialist candidate became […] to non-Communist voters.’, including, he notes, voters in traditionally conservative areas in which Mitterrand had enjoyed success in 1974. As a result, by the time the PCF left the Programme commun in 1977, its monopoly of the left had been decimated to the extent that the PS now represented the major party of the left. Judt’s argument that the less significant the role of the PCF, the greater the appeal of the PS, goes some way to explaining the snowballing momentum of support for Mitterrand in the aftermath of this fracturing of the Programme commun alliance which swept him to victory in the presidential election, albeit on a manifesto that still resembled that of the alliance. The initial objective of the PS, then, as laid out by Mitterrand in 1972, was finally realised in June as, together with its allies in the Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG), the PS gained an absolute majority in the subsequent legislative elections, garnering 37.8 percent of the vote to the PCF’s 16.1 percent. It therefore seems clear that the collapse of the PCF during the Programme commun era, as envisaged by the Socialists from the outset, and the ability of the PS to then capitalise upon this demise to present itself as the credible radical left alternative, was a major factor in the achievement of presidential and governmental power by Mitterrand and the PS in 1981.

However, it must also be acknowledged that the victory of one side in such an election can also be attributed to the shortcomings of its opposition, and to their ineffective response to external economic factors, for example. Thomas Christofferson states that, ‘from the beginning of the campaign, unemployment had been the key issue’. Yet, post-election polls of the French electorate show that 44 percent believed that incumbent President Valéry Giscard d’Estaing had lost due to his failure to address this very problem, while his unpopularity was also reflected in the fact that 29 percent said that Mitterrand had won because it was the only way to get rid of Giscard. In that respect, it could be argued that the outcome of the 1981 elections was as much a consequence of the unpopularity of Giscard as it was the appeal of Mitterrand and the PS. Addressing the failures of the Right to win in 1981, Tony Judt suggests that Giscard was not able to reach out to voters across the political spectrum as right-wing Presidents of the past, namely de Gaulle, had mastered with regard to left-wing voters, or as Mitterrand had shown in 1974, as discussed above. Moreover, Giscard was known to be a micromanager and his authoritarian supervision of government had seen him lose the faith of his own cabinet ministers as well as his support base. In the post-election polls, 13 percent of the French electorate suggested that his loss was principally the result of his aloof and monarchical style of governance over the course of his presidency. Nevertheless, and in spite of the criticism levelled at him, Giscard had had a 20 per cent lead over Mitterrand in the polls going into the final six months before the presidential election.

Giscard’s unpopularity was to be compounded, however, by a new party, the Rassemblement pour la République (RPR), expressly established by his former Prime Minister, Jacques Chirac, to combat the presidential power enjoyed by Giscard. Chirac, who had resigned as Prime Minister citing those very same concerns about his monarchical, authoritarian supervision of cabinet affairs, for example, decided to run for the presidency, to target his campaign against Giscard rather than Mitterrand, and, in doing so, he split the right-leaning vote, decimating the huge, aforementioned lead that Giscard had had in the months before the election. In the first round, Chirac garnered 18 percent of the vote (compared to Giscard’s 28.2 percent and Mitterrand’s 43.4 percent), before refusing to endorse Giscard in the second round. Chirac’s opposition to Giscard was such that a poll conducted by SOFRES in 1981 found that 47 percent of Chirac’s supporters had a ‘good opinion of the Socialist party’, with 26 percent claiming that they would be satisfied if Mitterrand won, if only to spite Giscard. Such was the virulence of the campaign that, in the second round, some 30 per cent of Chirac’s supporters either voted for Mitterrand or abstained, whereas, on the Left, this division was far less apparent, and some 92 per cent of communists, who had previously quit the Programme commun alliance due to irreconcilable differences, supported Mitterrand. In fact, Judt suggests that PCF sympathisers may have begun to think about voting tactically to the extent that a vote for Marchais – even in 1981 – was perceived to be a wasted vote, prompting many to vote for Mitterrand even in the first round. As the electoral breakdown above suggests, this fracturing of the right-wing vote cleared the path for Mitterrand to win the presidential election. Then, in the legislative elections of June, there was an unusually high abstention rate of 30.14 percent (up from 18.29 percent in 1978), which Christofferson attributes to the 62 percent of abstaining right-wing voters who, satisfied by Mitterrand’s election at the expense of Giscard, refused to elect a right-wing legislature to challenge the newly elected president. These striking statistics highlight once again the unpopularity of Giscard’s presidency, and the desperation – even of many on the Gaullist right – to see him replaced at all costs, even by a Socialist. As such, it could certainly be argued that it was the failures of Giscard, and the subsequent challenge of Chirac, that facilitated the Socialists achievement of power in 1981.

In conclusion, the victories of Mitterrand and of the Parti socialiste can be attributed to three major factors. Firstly, the PS lured the floundering PCF, reeling from its disastrous involvement in mainstream politics, into an allegiance in which it would erode their support and manipulate its demise, appealing at once to the more radical elements of its electoral base through a radical program reminiscent of the PCF’s principles to date, and to more moderate left-leaning voters through an arms-length relationship with the PCF and a starkly contrasting public image through the composed orator and assured politician Mitterrand and his promotion as a ‘force tranquille’. With the PS stealing a march on the PCF, it then promoted a more appealing approach to dealing with the problem of unemployment, for example, which been the principal concern of the French electorate, and an issue that Giscard, the incumbent president, had failed to address sufficiently. Perhaps the greatest factor, and the turning point in the electoral race, however, stems from the split vote on the right. In response to Giscard’s authoritarian supervision and micromanagement of his government, his once Prime Minister, Jacques Chirac, resigned and established a new party targeting his presidential campaign against that of Giscard. Having failed to progress to the second round, Chirac then refused to endorse Giscard in the second-round run-off, and such had been the vilification of Giscard by his campaign, that as much as 15 percent of his traditionally right-wing support base then abstained from voting for Giscard, with another 15 percent even voted for Mitterrand. Furthermore, this fracturing of the right-wing vote not only cleared the path for Mitterrand to sweep to victory in the presidential election of May, but also in the legislative elections a month later. The contentment of Chirac’s supporters with the defeat of Giscard brought an unusually high abstention rate among right-wing voters, allowing the Socialists and their allies to attain a majority in the Assemblée Nationale. The Left, by then, had earned a level of political power unparalleled in its Fifth Republican history.