L’exploitation du gaz de schiste

« L’exploitation du gaz de schiste ouvre des perspectives économiques immenses en termes d’emplois et d’impact sur les prix de l’énergie. La France doit saisir cette chance ». Discutez les mérites et les faiblesses de cette opinion.

La France se vante d’avoir un des prix de l’énergie les plus bas en Europe à cause de l’énergie nucléaire. Pourtant, après avoir vu les événements à Fukushima, certains aimeraient exploiter l’arrivée d’une autre source d’énergie. Les partisans du gaz de schiste sont principalement les sociétés qui semblent vouloir les lois seulement pour garantir leurs bénéfices. Les opposants donnent l’exemple de la Pologne, parmi d’autres, où le processus n’a guère été marqué de succès.

La France recèlerait pas moins de 5,1 milliards de mètres cubes de réserves récupérables de gaz de schiste sous la terre, chiffre qui représenterait 12% de la consommation annuelle française[1]. Les sociétés ont donc promis la création de 62 000 emplois[2] au cas où que cette quantité serait déterrée. Le gaz de schiste pourrait offrir des prix du gaz plus bas comme aux Etats-Unis où le prix a baissé de 13 à 3 dollars l’unité[3]. Il augmenterait aussi la compétitivité internationale du pays et garantirait l’indépendance de l’énergie qui mènerait à plus d’investissements internationaux. On doit aussi considérer le contexte géopolitique dans lequel le niveau des sanctions contre la Russie et les pays arabes, fournisseurs suprêmes de l’énergie, et donc la facture des importations de gaz et de pétrole, est en hausse. Il est suggéré alors que l’on doit trouver bientôt des sources d’énergie alternatives. Ce processus pourrait aussi permettre à la France de réduire ses émissions de charbon pourvu que le pays décide en faveur du gaz moins nocif.

En dépit de ces promesses, il y a une résistance de 99% aux lois entourant le gaz de schiste[4]. Les installations requièrent la destruction du paysage pour leur construction, et le forage jusqu’à 300m au-dessous des maisons pour la récolte. Une fois que les sociétés ont terminé leur travail chez vous, elles se déplaceraient ailleurs en laissant leurs déchets[5]. Les opposants soulignent l’exemple de pays qui l’ont extrait sans succès. En Pologne, où les hommes politiques ont été eux-mêmes mis sous pression par les corporations qui ne s’inquiétaient que de l’argent, le processus n’a que produit entre 10% et 30% du total attendu[6]. Une ville au Texas[7], et l’État de New York[8], l’interdisent complètement après l’avoir trouvé inefficace et dangereux. Toutefois, les opposants considèrent aussi l’impact potentiel du processus sur l’environnement. Le processus provoque des tremblements de terre et il pose une menace à l’approvisionnement en eau en ajoutant du poison aux nappes phréatiques. On peut arrêter de lire ici sauf si ces raisons-ci ne semblent pas suffisantes. Dans certains états des Etats Unis, on ne le pratique plus près des écoles à cause de ces produits chimiques nocifs causant le cancer[9].

Alors, quelles que soient les raisons pour le gaz de schiste, ce qui reste pertinent, c’est que ce gaz ne nous a pas offert une solution aux problèmes auxquelles nous faisons face de nos jours. C’est vrai que c’est un gaz un peu plus propre en ce qui concerne les émissions que le pétrole et les autres sources qu’on utilise pour la plupart aujourd’hui ; mais ce n’est plus une solution verte qui peut faire le poids face à la concurrence de l’énergie solaire ou énergie marémotrice, par exemple. C’est une source qui s’épuise rapidement et qui est chère à exploiter, soit que l’on pense économiquement, soit que l’on pense d’une façon respectueuse de l’environnement. Avoir ces ressources au-dessous du paysage pourrait être bon pour l’économie et le pays. Cependant, la réalité, c’est qu’on ne pourrait pas les exploiter sauf si on a les technologies pour percer efficacement sans un impact catastrophique et irréversible à l’environnement – et on ne les a pas de nos jours.

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