Le Grand Débat

En tant qu’étudiant du français intéressé aux politiques internationaux et des affaires contemporaines, je suive attentivement tout développement dans l’Élection présidentielle de 2017. Hier soir, j’ai regardé Le Grand Débat en direct sur le channel YouTube de LCI.

Tout d’abord, il me faut rajouter encore une fois mon admiration pour le niveau du discours politique beaucoup plus élevé en France qu’au Royaume-Uni. Également, il vaut remarquer la disparité révélatrice en ce qui concerne l’engagement à la politique des deux peuples. Le Grand Débat a attiré 9,8 million de téléspectateurs, tandis qu’il n’y avait qu’entre 1 million et 4 million de téléspectateurs britanniques des débats concernant le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.


En regardant le débat présidentiel de lundi à l’étranger, on ne peut qu’être frappé par la pensée qu’il s’agit d’une élection qui peut être encore plus importante pour le monde extérieur que pour les Français.

Il est également très important pour les Français, bien sûr. En ce qui concerne les choix politiques, la France est confrontée à des défis aussi importants que ceux de n’importe quel autre pays européen de premier plan, mais en termes de système politique, les enjeux sont plus élevés que quasiment partout sur le continent.

Les deux principaux candidats aux élections, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, se tiennent à l’écart du système traditionnel des partis. En plus, les avant-coureurs des partis républicains et socialistes ont été renversé par les candidats insurgés qui ont mieux retenu l’ambiance de leurs audiences. Si François Fillon, candidat de centre-droit, et Benoît Hamon, du Parti socialiste, ne parviennent pas au ruissellement, il s’agit d’un bouleversement fondamental du système de partis.

Mais, de l’extérieur, le plus grand intérêt est de savoir si la France marquera une troisième victoire dans la rébellion contre l’ordre mondial après le référendum Brexit et l’élection Trump. Un run-off de Macron-Le Pen signifierait une confrontation de midi entre le mondialisme et le populisme.

Les sondages d’opinion indiquent que Marine Le Pen est attachée pour la première place avec Emmanuel Macron, avec des partis établis à la traîne. Chacun des deux coureurs de tête a un soutien de 26%. Dans le second tour, si les élections se tiennent, Macron devrait triompher.

Mais alors que la plupart des soutiens de Marine Le Pen font état d’une foi inébranlable en elle, le soutien de Macron est moins robuste. Beaucoup de ceux qui préfèrent l’ancien ministre de l’économie ne sont pas entièrement sûrs de leur choix. S’il devait trébucher dans un débat, ou mettre en place un programme trop explicitement de droite ou de gauche, il pourrait effrayer certains de ses partisans actuels.

Donc, lorsque les cinq principaux candidats se sont réunis pour un débat marathon, les enjeux étaient les plus élevés pour Macron. Il a une expérience limitée dans de tels affrontements, n’ayant pas pris part à une partie primaire. Il n’a jamais été élu à un poste. Il est souvent vague au sujet de son programme (avéré ni gauche ni droite). Et chacun des autres candidats avait toutes les raisons de l’affronter comme un avant-coureur.

Calme – voire ennuyeuse – au début, la confrontation a pris un tour plus dynamique à mesure que la nuit avançait, sous les yeux d’un public autorisé à rire aux bons mots, ce qui a parfois donné à ce long débat des faux airs d’émission de divertissement. Près de 3h30 de discussions et de propositions en rafales, entrecoupées de passes d’armes, d’interpellations et de quelques traits d’humour.

Y-avait-il un gagnant ressortissante du débat ? Peut-on penser que ce gagnant aura attiré vers lui les électeurs indécis? J’examine les performances des cinq candidats de l’extrême-gauche à l’extrême-droite.


Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) :

Un vrai talent de débatteur, notamment face à Marine Le Pen et à Emmanuel Macron, il ne fait pas dans la demi-mesure – c’est tout ou rien. Et lorsqu’il est en forme et naturel – comme lors d’une grande partie de la soirée – le candidat de la France Insoumise se transforme en adversaire redoutable bien souvent au centre du débat. À l’aise, il a coupé Marine Le Pen, François Fillon et appuyé ses idées avec force, sans bégayer. Toujours prêt à se lancer dans des tirades enflammées, si Mélenchon cherchait à gommer son image de politique agressif, il n’a pas perdu sa soirée.

Ses militants et alliés comptaient beaucoup sur ce débat comme étage de laquelle l’eurodéputé saurait s’adresser à ses électeurs en dénonçant les incohérences d’un système libéral dont ils seraient les victimes. Ils ne doivent pas être déçus. Il n’a rien perdu de ses qualités oratoires, alternant saillies humoristiques, envolées lyriques et séquences professorales. Alternativement détendu, concentré, et parfois grave, il a plusieurs fois provoqué des éclats de rire sans rien sacrifier sur le fond.

Si Emmanuel Macron a été jugé le plus convaincant par 29% des téléspectateurs dans un sondage Elabe pour BFMTV réalisé pendant l’émission, Jean-Luc Mélenchon se classe deuxième (20%), juste devant François Fillon et Marine Le Pen (19%) mais loin devant son rival socialiste surclassé Benoît Hamon (11%).


Benoît Hamon (Parti Socialiste) : 

Quand Benoît Hamon a déroulé ses propositions, déjà présentées dans la primaire, il était à l’aise. Son propos était propre. Sans fautes. Offensif, le candidat du PS n’a pas ménagé ses coups en tentant de faire la différence. Dès les premières minutes, Hamon se met à décocher des flèches vénéneuses. Sa cible préférée : Emmanuel Macron, l’homme qui menace de faire imploser sa famille socialiste.

Lorsque François Fillon l’attaque sur son revenu universel et les «32 heures», Hamon renvoie l’ex-Premier ministre à ses propositions de suppressions de 500 000 fonctionnaires et à ses affaires. «Vous êtes très forts en soustractions, moins en additions, sauf quand il s’agit de votre propre argent». La phrase, visiblement préparée, a été un peu cachée par un Fillon continuant son propos. Mais, ciselée, elle restera.

En revanche, le candidat socialiste a eu du mal à surprendre, à tourner, en une formule, une séquence du débat à son avantage. Dans cet exercice, Jean-Luc Mélenchon s’est montré plus entreprenant. Sa phrase adressé à Fillon sur son «propre argent» et son piège tendu – et qui a fonctionné – à Emmanuel Macron sur la transparence du financement politique, tout cela était préparé. Malgré une image propre et un style de débat agressif qui joue bien avec les caméras, Hamon a parfois manqué de spontanéité.


Emmanuel Macron (En Marche !) :

Au début de son baptême dans cette discipline, Macron apparaît en retrait. Un peu raide et didactique, il déroule ses propositions, sans interpeller ses adversaires. La flèche que lui décoche Marine Le Pen sur le burkini puis les comptes que Benoît Hamon lui demande sur ses donateurs le piquent au vif. La première heure du débat : sur l’école, la sécurité ou l’immigration, Macron décline alors son programme en premier de la classe. Propre mais sans relief. Il avait occasionnellement des sorts de gaufrage (par exemple lorsqu’il était pressé sur la façon dont il traiterait les relations avec Donald Trump, et encore une fois en résumant). Pour le téléspectateur, le plus jeune des candidats est transparent au regard d’une Marine Le Pen en pleine forme et d’un Jean-Luc Mélenchon tribunitien.

Ses deux manières principales de se distinguer – son étreinte de l’Europe et sa candidature de non-partie – ont chuté à la fois. TF1, le canal qui a modéré le débat, a malheureusement relégué la question de l’Europe à la fin pressée d’une session de trois heures. Et, contrairement à Le Pen, qui présente l’image de l’outsider anti-élitiste à la perfection, Macron ne pouvait pas faire fonctionner son indépendance pour lui. C’était, en partie, parce qu’il est entièrement de l’établissement, même si sa carrière politique a été courte, mais surtout c’est parce que son inexpérience a montré. En plus, il a laissé les autres voler son tonnerre: Le Pen se présente comme le défenseur des entrepreneurs, et François Fillon a pris le manteau de l’adulte responsable en attaquant la proposition de la présidente du Front National de quitter l’euro.

Le candidat En Marche! a passé une partie non négligeable de son temps de parole à identifier des points de convergence avec ses adversaires, notamment avec François Fillon. «On est d’accord», «je souscris à cela», «ce qui vient d’être dit est juste»,«je partage cette priorité». Désireux d’incarner le dépassement des clivages, Macron a incarné l’alternance au “tic tac” des majorités de droite comme de gauche en ainsi distribuant des bons points à chacun des autres candidats, de Marine Le Pen, sur l’autisme à Jean-Luc Mélenchon sur la sécurité. Sans cesse renvoyé à son statut d’ancien ministre de François Hollande, Macron a habilement droitisé son discours en donnant raison à François Fillon à au moins cinq reprises sur les questions économiques ainsi que sur l’apprentissage, les institutions, ou encore le Brexit ! S’il voulait s’adresser aux électeurs de droite déçus par leur candidat, fragilisé par les affaires, il n’aurait pas fait autre chose.

Macron ne s’est pas trompé dans son premier grand test télévisé; au lieu de cela il a gagné en assurance au fil du débat – assez pour nier François Fillon la chance de trop rétablir sa crédibilité, et au point de rechercher la confrontation avec ses rivaux et tout particulièrement avec Marine Le Pen. Il a évité le faux pas des débutants que ses adversaires attendaient et peu à peu réussi à prendre de la hauteur. On connaissait Macron en champion de la “bienveillance”, et s’il a passé un long moment à chercher des points d’accord avec ses adversaires, y compris Marine Le Pen, c’est qu’il n’a guère su se montrer pugnace lorsqu’il se faisait harceler par ses compétiteurs. Essoré et défensif, il se laissa facilement pousser et provoquer. Ainsi, quand Macron prétend vouloir «une politique française forte et responsable», Le Pen avait raison de prendre les téléspectateurs témoin de la vacuité de ses vagues platitudes:  «Mais ça ne veut rien dire, forte et responsable! Vous arrivez à parler sept minutes et je suis incapable de résumer votre pensée», a raillé la candidate du FN.


François Fillon (Les Républicains) :

Entré fragilisé par les affaires, François Fillon a retrouvé son costume de candidat à la primaire, sobre, parfois distant, mais sûr de son projet, qu’il a qualifié de «plus cohérent et de plus stable». Spectateur des échanges entre Le Pen et Mélenchon d’une part Macron et Hamon d’autre part, Fillon a souvent été, dans la première partie de l’émission, signalé «en retard» dans son temps de parole. Certaines de ses propositions ont été au centre des discussions, comme l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans ou les quotas migratoires. Une manière de marquer Marine Le Pen sur le discours de fermeté. La question des retraites puis celles du temps de travail ont ensuite remis François Fillon au centre du débat, où, face aux assauts furieux de Jean-Luc Mélenchon, il a parfois pris des allures d’élève penaud.

Eclipsé pendant la première moitié du débat, c’est sur ce deuxième sujet, celui de l’économie, que l’ancien Premier ministre espérait donc faire la démonstration de son expérience et de la solidité de ses propositions. Accumulant du retard dans son temps de parole, l’ancien premier ministre s’est rattrapé sur l’économie et sa promesse de rupture libérale, distribuant alors les bons et les mauvais points à ses compétiteurs. Promettant la “ruine” à Marine Le Pen et raillant les “rêves” non financés de ses rivaux, sur les questions économiques, Fillon a parlé avec sensibilité, soulignant la nécessité urgente de créer les conditions pour stimuler l’investissement privé. Quant aux affaires étrangères, en revanche, il était un apologiste embarrassant pour Vladimir Poutine, dont l’invasion de la Crimée, il bizarrement assimilé à l’intervention occidentale au Kosovo.

Fillon s’est même offert plusieurs marques de soutien d’Emmanuel Macron qu’il a renvoyé plusieurs fois à son bilan. Mais dans sa confrontation avec Macron, le candidat LR n’aura pas réussi à faire, comme il l’espérait, la démonstration de sa supériorité. S’il a renvoyé son rival à son statut d’ancien «conseiller» de François Hollande qui n’avait «aucune légitimité» pour «gouverner le pays», il s’est attiré, en retour de nombreuses allusions à sa très grande ancienneté politique. Modérée mais constante, sa performance a atteint la bonne combinaison de compétence et une veine gaulliste d’esprit de clocher pour maximiser l’appel à la fois aux électeurs conventionnels de centre droit et ceux attirés par le nationalisme de Marine Le Pen. Ayant plutôt été à la tête du peloton, il se peut qu’il ait étouffé le saignement souffert par sa campagne à cause d’allégations de corruption sur le paiement des salaires officiels aux membres de sa famille. Cependant, les chiffres de son sondage ont flotté au-dessous d’un niveau précédent de 20%, ce qui suggère que – à court d’une grosse erreur de Macron – il peut faire peu pour restaurer sa fortune.

Alors que depuis fin janvier, et les premières révélations du Canard enchaîné sur l’emploi présumé fictif de Penelope Fillon, la campagne présidentielle est rythmée par les affaires, celles-ci ont été absentes du débat télévisé. François Fillon s’attendait pourtant à être au centre des attaques de ses adversaires sur ce sujet délicat. Mise à part de rapides allusions de Mélenchon et d’Hamon, Fillon a pu traverser cette soirée sans avoir à se défendre des accusations qui lui ont valu d’être mis en examen pour détournement de fonds publics, recel et complicité d’abus de biens sociaux. Un grand soulagement pour les fillonistes qui craignaient que les scandales ne rendent inaudible leur candidat. En fait, le candidat Les Républicains s’est même permis de venir lui-même sur ce terrain en proposant de mettre en place une « commission qui planche sur les conflits d’intérêts et les règles de la transparence » en cas d’élection à l’Elysée. Aucun autre candidat ne l’a alors interpellé.


Marine Le Pen (Front National) :

Un débat pour se construire une image de présidentiable. C’était l’enjeu pour Marine Le Pen. En tête de la quasi-totalité des sondages mais donnée perdante dans tous les cas de figure au second tour, Le Pen était venue chercher un surcroît de crédibilité présidentielle. Personne ou presque n’a cherché à la lui refuser. Pas de dérapage, pas d’outrance, même lorsque les autres candidats l’attaquent. Marine Le Pen garde son calme, répond certes pied à pied, mais préfère garder le cap et décliner son programme.

Le Pen s’est montrée suffisamment forte pour rassurer ses supporteurs. Si ses sympathisants votent Le Pen d’abord pour son discours en matière de sécurité et d’immigration, la candidate aura coché toutes les cases pendant ce débat. En tant que conférencier, au moins sur les sujets où elle se sent à l’aise, elle a pu dérouler, parfois sans aucune contradiction de ses compétiteurs, son projet contre l’immigration, contre «l’islam politique» et contre la mondialisation. Elle a salué la «grande» décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne et ses appels à protéger l’économie nationale contre la «mondialisation sauvage» ont fait écho à Donald Trump. Pourtant, même elle a dit qu’elle «respecterait» les électeurs et leur laisserait décider, lors d’un référendum, quelles seraient les relations de la France avec l’UE, en supprimant son euroscepticisme pour rassurer les électeurs prudents qu’une présidence de Le Pen ne signifierait pas la sortie de l’Union jour un.

Enfin, ceux qui rejetaient déjà la frontiste continueront à le faire. Ceux qu’elle séduit, de plus en plus nombreux, ne demandaient rien d’autre. Elle voulait s’affirmer comme la candidate de l’indépendance de la France face à l’Europe et au libre-échangisme. Personne ne lui a contesté le rôle. Marine Le Pen elle-même n’aura pas surpris le public, avec ses qualités objectives — constance et combativité — et ses défauts manifestes : jamais loin d’une certaine suffisance, la frontiste ne sera pas toujours apparue aussi stoïque et présidentielle qu’elle le souhaiterait.


Les cinq principaux candidats ont débattu pendant plus de trois heures. Rien ne s’est passé pour déterminer la course, cependant. Les débats restants, mettant en vedette onze candidats qualifiés et offrant ainsi moins d’exposition chacun, sont encore moins susceptibles de le faire.

Le débat a peut-être été très intéressant en prévision de l’apparition de plus en plus probable du second tour entre Emmanuel Macron, pro-UE, pro-commerce et socialement libéral, et Marine Le Pen, une personnalité isolationniste et anti-immigrante. Au final, pas de grand vainqueur ni de vaincus. Mais une campagne électorale enfin lancée.

Déjà Vu for Lacklustre Reds

It was the same excruciating story for Liverpool at the King Power Stadium on Monday night. Slow tempo, little movement and minimal penetration. In the end, it was once more a belligerent refusal to adapt to the tactical demands of a given game that saw embattled Leicester City deservedly take the three points, after a tumultuous week in which the Premier League champions sacked Claudio Ranieri, who had managed the club to the miraculous, fairytale title win of last season.

As many pointed out before the game, the first game since Ranieri’s departure was not an ideal time to play a Leicester side whose much-maligned players had this week been widely accused of conspiring to have the FIFA World Coach of the Year sacked. In his post-match interview, The Foxes’ Caretaker Manager Craig Shakespeare told Sky Sports’ Geoff Shreeves that he noticed as early as the warm-up an intense determination among his players to respond to those media allegations with an emphatic performance tonight, and one which would lift them out of their perilous position in the relegation zone.

That #KloppOut began trending on Twitter during the match is ludicrous. This brash demand is as yet the reserve of a vocal minority of fans. There are, however, legitimate criticisms to which Klopp must respond. The honeymoon period is well and truly over now, after a prolonged incubation period in which it was tantamount to treason to question the German’s tactical rigidity or prolonged delay before making substitutions.

Returning to Leicester, Liverpool had not played since their convincing 2-0 victory over Spurs at Anfield some 16 days ago. Having been unceremoniously dumped out of the FA Cup by Wolves and beaten home and away by Southampton in the EFL Cup semi-final, Jürgen Klopp and his staff took the opportunity of a fortnight’s preparation ahead of the trip to Leicester to fly the Liverpool squad out to a training camp in La Manga, Spain. The dismal performance of the team on the night, however, begs the question: what exactly were they working on during their training camp getaway on the Costa Calida?

What we do know is that coaches study copious amounts of video footage of the opposition and, in doing so, Jürgen Klopp, Željko Buvac and Peter Krawietz could not possibly have failed to identify the tactical setup that brought Leicester that most unexpected of titles last season. Leicester’s miraculous success was predicated on remaining a well-organised defensive outfit with boundless energy in midfield and explosive pace on the counter-attack. As Gary Neville succinctly surmised in his post-match analysis on Sky Sports’ Monday Night Football, nullifying Leicester’s offensive prowess simply requires a deeper defensive line, composed centre-backs unfazed by the bustling tenacity and raw pace of Jamie Vardy, and a disciplined left-back capable of shutting down Vardy’s supply by preventing Riyad Mahrez from cutting inside onto his favoured left foot.

Yet, that coaches and players alike had studied Leicester’s approach certainly did not show. Liverpool had 45 touches of the ball in Leicester’s penalty box, yet managed just 7 shots on target. With Leicester contented to camp 10 men across the width of their 18-yard line, Philippe Coutinho, Roberto Firmino, Sadio Mané and Co. were repeatedly caught overplaying. In such a congested penalty area, such agile technicians ought instead to seek to slip beyond their defender, using guile and trickery to create half a yard of space, before firing off a testing strike at goal. Yet, supported from midfield by Adam Lallana, Gini Wijnaldum and Emre Can, Liverpool too often slowed the pace, allowing the Leicester defence to regroup, before conceding possession cheaply after one too many passes.

Therein lies one major problem for Jürgen Klopp’s side moving forward. When Liverpool’s front three of Coutinho, Firmino and Mané are on song, their blistering pace, incisive inter-play and relentless desire are devastatingly irrepressible. On their day, even the current crop more generally ranks among the more entertaining outfits to grace Anfield in recent years. At times this season, the Reds have dispatched the finer teams in the league with consummate ease, lulling fans into a rather naïve tendency to overlook certain flagrantly unacceptable weaknesses. James Milner, for example, although an effective contributor in attack, is defensively inadequate as a make-shift left-back for a team supposedly competing for a place in the elusive top four. Similarly, that Lucas Leiva has forcibly filled in at centre-back on numerous occasions this season is inexcusable for a club with the vast resources of Liverpool and, indeed, for any club harbouring a serious ambition to return to playing regular Champions League football from next season.

Is it any wonder, then, with two midfielders deployed regularly in the Liverpool defence, that Jürgen Klopp has failed to redress the defensive frailties that have haunted his side since long before his appointment? There have, of course, been unfortunately simultaneous injuries to Ragnar Klavan and Dejan Lovren, while Joël Matip has also been unavailable for selection at times due to both injury and international controversy. This is not to absolve Klopp of blame, as injuries are an inevitable feature of any season for any club. The ostracisation of Mamadou Sakho from the first-team picture, however, has been much publicised, and has in some corners been attributed to excessive stubbornness on Klopp’s part. Doubtless the manager also had the opportunity to bring in a left-back during the summer, yet he ultimately preferred to retrain Milner in the position. The goalkeeper, although not at fault tonight, is another who ought to have been replaced.

This defensive frailty was clear for all to see in Leicester’s goals, principally the first. As Jamie Carragher commented in his post-match analysis, it’s difficult to blame Lucas for the first goal. He hasn’t chosen to play centre-back, and with his pace, he won’t have chosen to play a high line, exposing himself to the raw pace of Jamie Vardy in behind. Yet, as we have seen so often this season, Liverpool’s full backs were out of sight, and after Gini Wijnaldum conceded possession cheaply in the centre of the pitch, it was with one pass that Leicester scythed through the Liverpool defence to put Vardy one-on-one with Simon Mignolet. Before that finish, Leicester had not scored in the Premier League in 2017. The second was a screamer of a volley from Danny Drinkwater, and although Mignolet could do nothing about the strike, Liverpool laboured at the first, second and third attempt to clear the danger after the initial corner before the ball dropped for Drinkwater to strike from 20-yards. The third once against showcased Liverpool’s inability to deal with balls into the box, though in truth the game was already lost.

Midway through the second-half, a clever finish from Coutinho provided brief encouragement for the Anfield faithful, though the optimism quickly evaporated as an alarming lack of urgency was once again exposed in an ineffectual midfield too often bereft of ideas against lesser opposition. Liverpool will likely respond to this setback with a convincing victory over Arsenal at the weekend, such is the suitability of our approach to dismantling more expansive sides. Liverpool’s record against the rest of the top six is unparalleled, but there are only five of those teams. The majority of the remaining 14 teams in the league will look to defend deep, allowing Liverpool to have possession thirty or forty yards from goal, while containing Liverpool’s explosive forwards and restricting the space in which for them to operate. It is crucial to note, however, that these teams set-up this way against all of the top six sides. They do not only raise their game against Liverpool. Yet, Chelsea, Manchester City and Spurs, in particular, have consistently dispatched such teams of late.

Simply put, then, this Liverpool side lacks the creative guile, the insatiable persistence and, crucially, the defensive rigidity, of its top-four rivals. These more defensive outfits can afford to bide their time against Liverpool, soaking up the pressure, knowing that their chance will come, and that the mounting nerves and defensive frailties of Liverpool always leave them vulnerable to the counter-attack or a set-piece goal. Impressive as Jordan Henderson has been, he is scarcely comparable to a more defensive-minded holding player, such as the imperturbable anchor of Chelsea’s N’Golo Kanté, Man City’s Fernandinho, or even Tottenham’s Victor Wanyama.

What’s more, Liverpool do not have at their disposal the clinical goalscoring prowess of a Zlatan Ibrahimovic, an Alexis Sánchez, or a Harry Kane – forward who throughout this season have single-handedly dragged their ailing teams to slender victories, week in week out. With the once deadly Daniel Sturridge plagued by injury, struggling for form and seemingly out of favour with Klopp at the best of times, Liverpool’s attackers have shared in the goals this season; Mané leads the way on 12 goals, with Firmino notching 10 and Coutinho and Lallana each finding the net on 7 occasions. However, the flip-side of that largely even distribution is that, once again, it is predicated upon an ignorance of the fact that this Liverpool team does not boast a world-class goalscorer of the pedigree of Luis Suárez or Fernando Torres, nor does it feature a striker of the calibre fielded by its rivals.

The loss of Jordan Henderson to injury has further deepened the crisis in creativity and defensive solidity at the base of the midfield. Emre Can, yet to truly flourish in a Liverpool shirt, is slow on the turn, demanding of too many touches and hesitant to release a pass. There is a curiously prevalent belief among fans and pundits alike that Can in for Henderson constitutes a like-for-like switch, but that is simply untrue. Energy, drive and commitment: these are the attributes that make Jordan Henderson a vital cog at the heart of the Liverpool midfield. Emre Can, on the other hand, is casual – aloof, even – and, despite the frequent zealousness of his roaming marauds forward, he lacks the urgency to replicate Henderson’s ability to press, tackle and turn over possession quickly and effectively. There are few ways in which the industrious Jordan Henderson can be compared to the mercurial Xabi Alonso, but it is perhaps accurate to point out that it is only in the absence of the pair from the base of the midfield that their crucial influence as the starting point of many an attacking move may be fully recognised.

Perhaps even more worryingly, there were once again a string of far more fundamental flaws exposed among this Liverpool team. There is a crisis of leadership on the pitch, a lack of fight and desire from back to front, and no discernible elements of grit or nastiness from any member of that team. It might seem odd to accuse the often inexhaustible gegenpressing machine of being too nice, but there is a timidity, tameness and passivity about this team at times, particularly when behind in a match, under pressure and in need of a big response. Liverpool rarely emerge revitalised after a setback with a determination to reassert their authority on the match. Instead, they retreat within themselves, playing in a more restrained manner, fearful of making a mistake or inviting criticism. I am reluctant to use this cursed word now irrevocably associated with Brendan Rodgers and the ancien régime, but this Liverpool side has demonstrated time and time again that it lacks the innate character required of champions.

The performance at the King Power Stadium on Monday night was not a blip but one further entry in this thickening catalogue of inexcusable failures. With two weeks to prepare for the match and 9 of 11 first team regulars available, Liverpool were once again found wanting against lesser opposition. Jürgen Klopp and his coaching staff need to devise a radically new approach with which to overcome the likes of Leicester, Hull and Burnley – and they need to do so quickly.

After Arsenal as after Tottenham, fans must not deliriously soak up the plaudits after an inevitable victory in a glamour match or buy into the idea that Liverpool’s season is now somehow back on track. A win against Arsenal may be celebrated. But, were the results to be reversed, victory over Leicester and defeat to Arsenal would normally constitute a disappointing week. With 11 games to go, it seems unlikely that this problem will be resolved before the end of the campaign. Nevertheless, this is an issue of both personnel and psychology, the addressing of which will require much of Klopp’s summer resources.

Roots (2016)

“They can put the chains on your body; never let them put the chains on your mind”

The best show on TV at the moment is hidden away on BBC Four.

Poignant, heart-wrenching and urgent: critically acclaimed mini-series Roots is airing on BBC Four on Wednesdays at 9pm, and the trailer shows just why you should (almost) immediately head over to BBC iPlayer to catch-up.

The original series of Roots, a history of American slavery told through the lineage of one family, was a phenomenon when it was aired in the United States in 1977. The ABC network, fearful of audience indifference, was overwhelmed by its success, with 85% of all houses with TVs tuned in. An estimated 100 million Americans watched the series finale, which remains the second-highest-rated episode for any US television drama.

The $50m remake, originally commissioned by the History Channel, was broadcast to great critical acclaim in the United States last May, just as a presidential candidate was revelling in the support of the Ku Klux Klan and encouraging the abuse of black protesters at his rallies. Now that he has somehow found himself in the White House and the vitriolic nationalists hold sway, Roots is arguably even more vital as a tool with which Americans might take stock of the racism that lies ingrained in their country’s psyche.

Picked up by BBC Four in the UK, the epic Emmy-nominated saga begins in eighteenth-century West Africa with a young and proud Kunta Kinte training to become a Mandinka warrior in Juffure, The Gambia. Captured and enslaved in his homeland by a rival tribe, Kunta is trafficked across the Atlantic in harrowing conditions, leading a failed rebellion against the English-speaking ship crew en route. Upon arrival in colonial America, he is sold to a Virginian tobacco magnate to be deployed on a plantation. Enslaved but not a slave, Kunta’s spirit is relentlessly challenged and his body brutally degraded. Yet, he resiliently clings to his identity, resisting at the whipping post the imposed slave name of Toby.

Roots has an epic scope as an ambitious tetralogy of two-hour dramas, spanning multiple generations, and tracing a historical portrait of the African American experience from slavery to reconstruction by recounting the journey of one family and their will to survive, endure and ultimately continue their legacy despite unbearable hardship and inhumanity. Throughout the series, the family is faced with colossal suffering, injustice and adversity while bearing witness and contributing to notable events in U.S. history, including the Revolutionary and Civil Wars, slave uprisings and eventual emancipation. The legacy of Kunta Kinte and his family is one that echoes through the history of millions of Americans of African descent, and it reveals powerful truths about the universal resilience of the human spirit.

The stellar casting mixes established stars of screens big and small including Forest Whitaker (Last King of Scotland, Arrival), Laurence Fishburne (The Matrix, Mystic River), Anna Paquin (X-Men, True Blood) and Jonathan Rhys Meyers (The Tudors, Vikings), with upcoming talents including Rege-Jean Page (Waterloo Road), and Malachi Kirby (Eastenders), who stars in the iconic role of Kunta Kinte. Kirby has a magnetic presence as the headstrong Mandinka warrior, brilliantly negotiating Kunta’s transition from naïve, zealous recruit to stern, indomitable rebel. When Kinte arrives in Virginia he is met by Fiddler, played by Oscar-winner Forest Whittaker. Fiddler’s transformation from hopeless and submissive plaything of his owner’s family to protector and confidant of Kinte is assured and spirited in the hands of Whittaker. Special mention must also go to Tony Curran (Gladiator, The Adventures of Tintin) for his unnerving performance as malignant plantation overseer, Connolly. There are in fact strong performances across the board, instilling confidence in every major character and complicity in their hope.

But it is the unwavering commitment to realism which makes the show so important. It moves with blistering pace, often regretfully. It is angry and beautiful, shameful and shaming, bloody and viciously vital to any of our histories. For the viewers, and for the actors involved, a knowledge of that history only heightens the gruelling visceral reaction to the inhumanity and injustice portrayed in this nuanced and poetic retelling of this most shameful history. Although the unrelenting tribulations of the family will provoke audible winces and groans, there is no sadism for its own sake, and the lush production values occasionally serve to dilute the horror that unfolds. Nevertheless, even the most stylised depictions of brandings, lashings and beatings never fail to have an impact, and scenes of hangings, forced amputations and rape prove immensely distressing to watch.

Roots brings the dark truth of America’s eighteenth-century rise into the light far more powerfully than any textbook, yet far fewer viewers will spend eight hours of their lives immersed in this saga than did almost 40 years ago. Diminishing television audiences aside, the potential spectatorship of such powerful and moving drama has been dearly depleted by its curious consignment to the relative obscurity of BBC Four.

While there’s not a hope in hell that this would be considered essential viewing in 1600 Pennsylvania Avenue, the rest of the world should sit up and take notice of such raw and unflinching drama. This is a powerful retelling of a harrowing story that is as resonant today as it undoubtedly was when the original series first aired nearly 40 years ago. Its sheer force and urgency mean it deserves to impact upon a new generation of viewers.


Catch Episode 1 of Roots on BBC iPlayer in the UK until Friday 10th March.